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De la démocratie ou Si nous voulons promouvoir la « démocratie réelle »…

…il faut d’abord être capables de la mettre en œuvre à notre niveau

Ce texte fait suite à des débats qui ont animé le landerneau des « acteurs de la démocratie réelle » voici quelques temps.
Je commence par quelques considérations générales qui permettent d’éclairer le propos qui suit. Les notes renvoient à mon ouvrage, Entre un double chemin, en accès libre sur ce site.

Préambule – La fin d’un monde
Le dérèglement climatique a quasiment atteint un point de non-retour. Cela veut dire que la prochaine génération sera confrontée à des problèmes insurmontables. Et que, à terme, c’est la survie de l’espèce humaine qui est en jeu.
Survie également menacée par les « technoprophètes » de la Silicon Valley et la société transhumaniste qu’ils nous préparent1.
Et quand 98 % de la richesse est virtuelle, quand 1 % de l’humanité en possède la moitié, c’est-à-dire autant que les 99 autres pour cent, c’est la société elle-même qui menace d’imploser.
Trois calamités, une même cause : le primat absolu du profit, de l’argent, du calcul. Porté à son apogée par le néolibéralisme mais qui remonte aux origines mêmes de la modernité, à la conception de l’individu et au modèle de société qui se mettent en place au XVIIIe siècle : pour les « libéraux », l’individu est fondamentalement égoïste et recherche d’abord son intérêt personnel ; c’est la confrontation des intérêts individuels, i.e. le marché et la concurrence, qui permettent d’arriver à la moins mauvaise société possible ; conception qui repose sur le primat absolu de la rationalité économique : la seule échelle de valeur, dorénavant, est monétaire, quantitative2.
Ce sont les fondements mêmes de la société qui est née avec Galilée et Descartes qu’il faut remettre en question : primat de l’homme sur la nature, empire de la Raison, formalisation mathématique qui fait du penser une technique…
Une première remarque : le mode de pensée dont nous usons en politique est, pour l’essentiel, issu des Lumières et de la Révolution française, alors que la Crise globale qui nous accable déborde largement ce cadre temporel. On peut donc en conclure que les clivages nés alors sont, pour une grande part, périmés (gauche/droite, libéralisme/socialisme…). Il nous faut en faire émerger de nouveaux, adaptés à notre temps et, surtout, aux défis et enjeux devant lesquels nous nous trouvons. Sujet auquel il serait nécessaire de consacrer de plus amples développements.

Trois faits majeurs dominent notre époque :
1. Ce que l’on peut appeler la fin de l’hétéronomie : tous les modes d’intégration et de régulation sociales nés avec les civilisations sont en crise : religion, famille, État… Avec, comme conséquences, le délitement social, la montée de l’anomie, voire de la barbarie. D’où le besoin de réapprendre à vivre ensemble, de recréer du lien social, de refaire société mais aussi d’inventer de nouvelles formes de prise de décisions collectives.
2. La révolution numérique, l’entrée dans la « société informationnelle », l’émergence d’outils qui mettent en relation la planète entière et facilitent grandement la réflexion et l’action collectives.
3. L’émergence de l’individu. Un individu qui refuse de plus en plus d’appartenir à des structures centralisées, hiérarchisées, de déléguer sa responsabilité ; d’où la perte de confiance dans tous les corps constitués, particulièrement dans les organisations censées le représenter (partis, syndicats…).
Trois faits qui nous amènent à repenser d’une manière totalement nouvelle la question de la démocratie et, peut-être, d’envisager la possibilité d’en instaurer une vraie. Pour la première fois. Le foisonnement récent de groupements de toutes sortes qui s’inscrivent dans cette démarche en témoigne. Sur quelles bases les rapprocher, puisque tel est notre objectif ? D’abord, en précisant le concept même que nous voulons promouvoir.

Démocratie et valeurs
La « demos-cratie » c’est permettre à tous les habitants d’un territoire donné de participer aux prises de décisions qui engagent leur présent et leur avenir. Elle a pour socle une stricte égalité entre tous les citoyens qui ont également le droit de s’exprimer et de décider, quelles que soient leurs origines, leurs convictions. La conception dont nous avons hérité du XVIIIe siècle, le système représentatif, n’en fournit qu’un très pâle reflet3.
Ce qui nous rassemble, c’est la quête d’une réelle démocratie où chacun trouvera sa place, pourra apporter sa pierre pour construire une nouvelle société. N’y a-t-il pas, alors, une contradiction interne à la démarche de vouloir, a priori, en exclure certains ?
Cela nous renvoie à la question des valeurs.
Peut-on effacer tout clivage ? Tout mettre sur le même plan ? Face à l’effondrement de bien de nos certitudes, à la perte de tous nos repères, il nous faut essayer d’en retrouver quelques-uns.
Il est indispensable, ici, de distinguer entre la masse des citoyens et ceux qui détiennent un pouvoir quel qu’il soit, économique, politique ou idéologique.
Au niveau du citoyen lambda, sur quoi cliver si ce n’est plus sur les idées ? Ce peut être sur deux choses :
– son engagement, sa conscience des imperfections de ce monde et son désir d’en changer ;
– son sens de l’altérité.
Nous refusons de bâtir un monde fondé sur l’exclusion, un monde d’appartenances antagonistes. Nous devons, donc, combattre en priorité le refus de l’autre (ce qui inclut toutes les formes de racisme mais aussi d’ostracisme : par exemple, le rejet de ceux qui ne pensent pas comme moi…)
Si, comme je le crois, le « clivage » pertinent, celui qui fait sens pour construire l’avenir (et qui remplace l’ancien, fondé sur la « lutte des classes »), c’est celui entre ce que j’appelle les « autonomes »4 et ceux qui sont encore dans l’appartenance et la compétition, qui ont besoin d’avoir des ennemis pour exister (nombre d’Américains, les fanatiques religieux, les supporters sportifs, etc.), la question n’est plus de savoir si on est du « bon » côté, elle est de ne plus se poser en s’opposant, de ne plus avoir d’« ennemis », de ne plus avoir besoin d’en avoir.
Cela n’évacue en rien la question des valeurs : un autonome n’est, en aucun cas, raciste, sexiste… puisqu’il ne se définit plus prioritairement par ses appartenances mais d’abord comme un « humain » voire un « terrien ».
Extirper racisme, xénophobie, rejet de l’autre de nos sociétés, cela se joue au niveau de chaque personne ; il faut faire preuve, en ce domaine, de pédagogie : ce n’est pas en clivant, en excluant que nous y arriverons. Il faut pouvoir (donc vouloir) s’adresser à tous, du moins à tous ceux qui n’ont pas de comportements blâmables en ce domaine. Si on les juge sur leurs idées, quelle efficacité ? Comment convaincre quelqu’un de changer si, au départ, on le catalogue comme « mauvais » ? Mais le problème est plus profond : c’est qu’en faisant ce clivage nous nous mettons nous-mêmes du « mauvais côté », celui de ceux qui sont toujours dans le rejet de l’autre, pour qui il y a les « bons » et les « méchants »… Dit autrement : suffit-il d’avoir de « bons » ennemis pour être, soi-même, quelqu’un de « bien » ?
La plus belle leçon de politique qui nous fut donnée en ce domaine, l’a été par un… « Dictateur », en l’occurrence Charlie Chaplin. À la fin de son film, devant cette immense foule qui vient de l’acclamer croyant avoir à faire au führer, il prononce un bouleversant discours humaniste… qui va être salué par une encore plus fantastique ovation5! C’est par sa lucidité, sa bonté, son humanité que Chaplin dynamite le « dictateur », pas en lançant des anathèmes – laissons ça à d’autres…
Nous devons avoir le même comportement vis-à-vis de tous ceux qui, désemparés par la perte de tout repère ou par les difficultés matérielles qu’ils rencontrent, sont sensibles aux arguments xénophobes ou se replient sur un passé révolu.
Par contre, face aux détenteurs du pouvoir il nous faut être beaucoup plus vigilants et exigeants. Nos dirigeants, de tous bords, en se refusant de rompre avec un système qui privilégie le court terme, en refusant de remettre en question le mythe de la croissance, le primat de la finance, en abdiquant leur pouvoir entre les mains d’algorithmes mathématiques, nous entraînent immanquablement vers les catastrophes évoquées ci-dessus.
Ne nous trompons donc pas d’ « ennemi ».

La démarche
Nous croyons que tout être humain a la possibilité d’évoluer dans sa perception des autres et du monde, de comprendre les enjeux qui se posent à lui, d’apporter sa part de vérité pour y répondre. Mais il ne le peut, généralement, que s’il est en relation avec d’autres acteurs. Dans un processus d’échange, d’information réciproque, de confrontation constructive. Dans une démarche collective qui est à la source même de la démocratie.
Quels sont les principaux obstacles à son fonctionnement – obstacles qu’il nous faut d’abord surmonter à notre niveau si nous voulons prétendre agir efficacement en sa faveur ?
Le principal, celui qui imprègne tout notre monde contemporain, c’est évidemment l’individualisme, le simple « souci de soi », le désintérêt pour les autres et pour la collectivité.
Mais ce n’est pas le seul. Il faut aussi arriver à en dépasser deux autres que nous retrouvons, parfois, malheureusement, chez les militants les plus convaincus.
L’appartenance
Dans tous les mouvements il y a des gens « ouverts », qui se sentent faire partie d’un tout bien plus grand qu’eux, et ceux qui sont toujours dans l’appartenance, qui ont besoin de la sécurité du groupe : « nous » et les autres. Ce clivage est premier par rapport aux idées, car il sclérose et empêche d’évoluer.
Il peut se dépasser si chacun comprend que la rencontre, l’ouverture ne signifie pas la dissolution dans un grand tout informel où chacun n’est qu’une parcelle sans aucun pouvoir – ça c’est la société libérale qui le promeut. L’ouverture aux autres permet à chacun de s’épanouir6 : cela est valable pour les groupes comme pour les individus.
Le sectarisme
Quelques-uns croient détenir la vérité : « mes idées sont supérieures aux tiennes ». Là aussi on est en plein dans la logique promue par le système libéral, celle de la compétition. Travers lié au précédent.
Qu’il nous faut dépasser, pour au moins trois raisons :
1. Aujourd’hui, plus personne ne détient de vérité ; il faut tout remettre à plat ; pas la peine de s’affronter sur des idées dépassées.
2. La démocratie qui se cherche va se construire à partir de l’échange, de débats constructifs, pas dans l’affrontement entre « partis » ou « chapelles » ; elle devra privilégier la recherche du consensus plutôt que la règle majoritaire.
3. Encore une fois, face à l’urgence, nous avons une obligation d’efficacité ; donc, nous devons donner la priorité à l’union, pas à des divisions périmées.

L’objectif (ébauche)
Pour être le plus efficace possible – et certains se donnent 2017 comme ligne de mire ! – il faut rassembler très largement autour d’un projet de société crédible, qui rouvre l’espérance, qui mobilise ceux de gauche comme ceux de droite et ceux d’ailleurs, les acteurs économiques comme les altermondialistes, les utopistes comme les réalistes, un projet où chacun trouvera sa place et pourra apporter sa pierre. Face au vide politique actuel – tant au niveau des idées que des structures – il n’est pas absurde de penser pouvoir y arriver sur des bases consensuelles qui ne soient pas un plus petit commun dénominateur.
Donner la parole aux citoyens c’est leur permettre de définir, collectivement, des objectifs à atteindre dans tous les domaines qui les préoccupent ; une parole non plus « abstraite », celle des urnes ou, pire, des sondages, mais une parole concrète, à partir de leur vécu. C’est mettre en branle un « cercle vertueux » : cela incitera de plus en plus de gens à rejoindre un mouvement qui, par là, sera toujours plus à même de trouver de bonnes solutions et, donc, doublement plus fort pour les faire valoir.
Commençons par ouvrir largement notre cercle à toutes celles et ceux qui expérimentent, sur le terrain, dans tous les domaines. Le film Demain comme les émissions de Ruth Stegassy (Terre à terre, samedi 7h05, sur France Culture) ou l’ouvrage de Bénédicte Manier, Un million de révolutions tranquilles (Les Liens qui Libèrent, 2012), en apportent de multiples témoignages. Du rapprochement d’un maximum d’acteurs du changement naîtra un nouveau Sens7, condition indispensable à la réussite de toute action.
Il serait dérisoire de nous contenter de juxtaposer nos idées et nos expériences, avec, pour seul objectif, le profit que chacun, dans son (petit) coin, pourra en tirer.
Un tel travail pourrait se fonder sur quatre grands axes ou principes directeurs :
– le local, le terrain
– le global, la planète
– les communs
– l’avenir, les générations futures
Il nous faut, maintenant, nous y mettre. Avec beaucoup d’autres…

Cogitations additionnelles sur la démocratie et la « r-évolution »8 à venir
Qu’est-ce que la démocratie ?
Élire des représentants ? Non.
Décider à la majorité ? Non
Prendre collectivement et après délibération les décisions qui engagent une communauté ? C’est déjà mieux.
Mais nous serons vraiment en démocratie lorsque les décisions ainsi prises seront les meilleurs possibles pour assurer le bien-être et le bonheur présents et futurs de ladite communauté.
Ce qui suppose que cette communauté soit parfaitement informée des tenants et des aboutissants de chacune des options qui se présentent à elle, et ce, à la fois dans une vision « panoramique » (transversale) et dynamique (dans la durée).
Au-delà des formes que prend le processus de décision, ce qui compte vraiment c’est comment s’assurer que le contenu, la qualité de cette décision soient les meilleurs possibles : est-elle bonne pour la collectivité (du niveau local au niveau planétaire) et pour son avenir ? Cela suppose de dépasser la notion de majorité et d’arriver à associer vision d’ensemble et multiplicité des visions partielles, celles des sous-ensembles qui constituent cette collectivité ; de travailler au rapprochement des points de vues, au dépassement des contradictions, toujours dans cette double optique de l’espace et du temps. Cela signifie un travail important où les citoyens se formeront en même temps qu’ils apprendront à élargir leur point de vue, et de cet élargissement résultera la convergence de ces points de vue.
La démocratie, c’est ce qui permet de dépasser les contradictions, les conflits d’intérêt, et d’arriver à un consensus profitable à tous et, surtout, à la collectivité – qui est autre chose qu’une somme d’individus (ce que l’idéologie libérale veut nous faire croire).
La démocratie doit permettre de produire ceux qui vont la faire fonctionner : des citoyens éclairés, responsables, altruistes. Qui, alors, prendront les meilleures décisions possibles pour leur communauté présente et à venir.

La « r-évolution » nécessaire pour sauver ce qui peut l’être encore de la planète, du lien social, de notre part d’humanité, devra nécessairement être beaucoup plus radicale, plus profonde que nous ne pouvons, aujourd’hui, l’imaginer : c’est d’une véritable métamorphose dont nous avons besoin. Il est, alors, dérisoire de penser que seuls les « étiquetés révolutionnaires », seuls les gens « de gauche » (qui n’ont, d’ailleurs, plus rien de « révolutionnaire ») pourront la faire.
C’est l’affaire de toutes et tous. Ce qui suppose de repenser entièrement les conditions de l’action politique comme du « combat » idéologique. Le recours à un discours fort et clivant serait donc totalement contre-productif. Il faudra être efficace sans être agressif, sans faire schisme. S’adresser à l’intelligence, au « bon sens », au sens des responsabilités (notamment à l’égard des générations futures) du citoyen.
Mais les discours ne suffiront pas pour convaincre ; c’est par l’action, dans une démarche ouverte, souple, évolutive, rassemblant toujours plus de personnes de toutes origines, en expérimentant, sur le terrain, les valeurs du monde dont nous rêvons, que nous le ferons advenir.

Notes

1. Jean-Michel Besnier, dans Demain les posthumains (A. Fayard, 2010, Pluriel, 2012) évoque la perspective d’un monde où l’homme ne sera plus rien ou plus grand chose et où il aura laissé la place à des créatures de son invention, mi-machines, mi-organismes, posthumains issus du croisement des biotechnologies, des nanotechnologies, de l’intelligence artificielle et de la robotique … un monde de l’imprévisible, du surgissement aléatoire … rendant inutile ou vaine l’initiative humaine. Alexis Escudero décrit un monde de cyborgs unisexe et monocolore, où manipulations, sélections génétiques et embryonnaires, implants bioniques et technologies convergentes effacent les différences, et uniformisent les corps – et les esprits ? In La reproduction artificielle de l’humain, 2014, éditions Le monde à l’envers.

2.La domination de la rationalité économique a des effets redoutables, dont nous mesurons pleinement aujourd’hui les enjeux, écologiques, sociaux, mentaux. Et c’est cette domination qui permet de comprendre pourquoi, paradoxalement, malgré tous les progrès réalisés, nous ne pouvons sortir du « règne de la nécessité » : le primat de la production sur la consommation impose de créer une demande et, conséquemment, de reproduire sans cesse des raretés nouvelles au sein de l’opulence par l’innovation et l’obsolescence accélérées ; d’où, d’une part, l’hétérodétermination du niveau des besoins, forme moderne de l’aliénation, d’autre part, une exigence d’accroissement illimité dont nous voyons les effets désastreux sur le plan environnemental. D’après A. Gorz, Métamorphoses du travail Quête du sens, Galilée, 1988.

3. Le volet politique du libéralisme, c’est la démocratie représentative. Ce n’est plus sur l’agora, par une communication autour de normes partagées, grâce à la confrontation des idées, que naît une opinion commune éclairée, que se prennent les décisions qui engagent une collectivité. Chaque citoyen s’exprime seul, coupé de tous les autres. Comme la monade, l’isoloir n’a pas de fenêtre. La « main invisible » prend ici l’apparence d’une pluie de bulletins tombant dans une urne. « Le vote remplace la palabre ; l’isoloir, la terrasse de café. Le citoyen s’assoit en face de l’écran et se tait… » Ivan Illich, La convivialité, Le Seuil, 1973.

4. Individu non individualiste, l’autonome n’appartient plus ; il refuse les étiquettes et ne cherche pas, non plus, à classer l’autre dans un « nous » quelconque ; il ne se pose plus en s’opposant ; il n’éprouve plus le besoin d’avoir des ennemis ; il refuse la compétition et privilégie les valeurs de coopération, de mutualisation, de partage ; responsable, ayant le sens de l’altérité, il est donc capable d’autorégulation ; il s’est construit une personnalité propre, est dans une logique de « l’Être » et non plus de « l’Avoir ». In résumé de mon ouvrage.

5. L’original (en français) :

La version de Mr Mondialisation (les Anonymous) :

6. L’idée commune qui émerge des travaux sur l’ontogenèse du sentiment de soi, c’est que sa construction dépend du développement du sentiment de l’autre.Boris Cyrulnik, L’ensorcellement du monde.

7. Ce qui ouvrira les yeux à un nombre toujours plus grand de citoyens … Selon moi, la clef de voûte de la réussite c’est André Gorz qui l’a énoncée : élaborer et diffuser un projet culturel, de société, qui … transforme en énergie politique l’exigence morale et le besoin de donner un sens à l’avenir / avoir une vision – une « utopie » – capable de donner à la troisième révolution industrielle un sens. Op. cit.

8. Emprunté à Simona Levi – voir article suivant.

BernardVatrican

3 Comments

  1. Je partage largement votre analyse. Peut-être la question du ou des types de systèmes économiques compatibles se pose-t-elle. C’est ma proposition de Triptyque Économique, en tant que première étape pour sortir du cercle infernal.

    • Cher Jean-Michel,
      Je réponds tardivement car viens seulement de prendre connaissance de votre commentaire. Je serais très heureux d’en savoir plus sur votre proposition de « triptyque économique » (moi-même évoque un « triptyque » à la fin de mon 21e chapitre…). N’hésitez-pas à me contacter par mail, ce sera plus pratique.

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